Liste "Changer pour Evian" Georges Caron

Réponse de M. George Caron

Réponse par courriel le 13 mars 2014

 

Elections municipales liste « changer pour Evian »  avec Georges CARON.

L’emploi frontalier représente bientôt près d’un cinquième des emplois sur Evian et la masse salariale induite représente une part plus importante encore puisqu’en moyenne un salarié frontalier perçoit des revenus  trois fois plus  importants qu’un salarié travaillant en haute Savoie. Son poids économique est donc très important.

Cela entraine des problèmes de mobilité sur l’ensemble du Chablais. Pour exemple, chaque jour il y a 2298 Evianais qui travaillent hors d’Evian dont 911 en Suisse.  Viennent s’y ajouter 2247 personnes des communes avoisinantes qui viennent travailler sur Evian. On trouve une situation identique au niveau des flux sur la commune de Thonon.

Le  port d’Evian est adapté pour assurer, quel que soit le temps, le transport par bateau, sauf cas très exceptionnel. Une convention serait à conclure avec la CGN pour permettre, en cas d’impossibilité de traverser, la mise en place d’un service de remplacement par bus.

Hors saison, même si le parking du Port est plein à l’année, les autres parkings demeurent accessibles,  notamment celui de la Place Charles de Gaulle qui n’est pas très éloigné de l’embarcadère. Le problème se pose surtout en été car la proximité de l’embarcadère du centre -ville fait que le stationnement y de plus en plus difficile au risque d’étouffer le commerce local et le tourisme.Pour autant, nous ne pensons pas que la solution à court terme soit la construction d’un parking souterrain en face de l’embarcadère, considérant que plus il y aura de parkings en centre ville, plus il y aura de voitures en centre ville.

Il faut tout d’abord améliorer les flux dans les parkings existants : horaires d’ouverture, informations sur le nombre de places disponibles.

Il faut aussi être imaginatif. Puisqu’il y a à peu près autant d’évianais qui partent chaque jour travailler ailleurs, que de personnes qui viennent hors d’Evian pour travailler à Evian, pourquoi ne pas imaginer un système de mutualisation entre les utilisateurs du jour et ceux du soir ?

Nous souhaitons également à court terme d’abord favoriser les déplacements sans voitures. Puisque le problème se pose surtout l’été, il faut favoriser les modes de déplacements doux, y compris au moyen des vélos électriques. Or, il n’y a pas de garages à vélos dignes de ce nom, ni au débarcadère, ni  à la gare. Il n’y a pas non plus de pistes cyclables suffisantes sur l’ensemble de la commune. Une réflexion sur les modes de déplacements doux aurait dû être mise en place depuis longtemps, si le plan local d’urbanisme avait été  fait en temps et heure. Je souhaite favoriser ce mode de déplacements. Toujours dans le court terme, il faut favoriser le covoiturage pour éviter que toutes les voitures descendent ou remontent à Evian en même temps. Sur le site de la ville, un module pourrait être mise en place.

Il faut également analyser finement les déplacements sur la Commune. Quelles sont les communes de provenance des frontaliers ? Quels sont leurs besoins quand se déplacent-ils ?. Là aussi, le Plan Local d’Urbanisme aurait dû répondre à ces questions, sans compter le Plan Local de Déplacement au niveau de la Communauté de Communes qui n’est toujours pas finalisé. Sans outils, on préconise des solutions à l’aveugle  coûteuses pour le contribuable!

Améliorons d’abord l’existant. Le Sibat (Syndicat Intercommunal des Bus de l’Agglomération de Thonon) assure une desserte interne à la Ville d’Evian et extra-muros en direction de Neuvecelle et Thonon via Amphion.

Les deux lignes internes (J Petite-Rive-Verlagny et H Milly-place Bonnaz) circulent sur les deux axes Nord/Sud et Est-Ouest suivant une fréquence relativement importante.

Cependant, la ligne H ne permet pas en terme d’horaires une liaison pendulaire entre les Hauts d’Evian et l’embarcadère. Les services du Sibat sont décalés de quelques minutes des services de navigation assurés par la CGN. Le départ au Collège de Rives est à 7.09 arrivée à l’embarcadère à 7.25 alors que le bateau part à 7.00, le deuxième est à 8.08, arrivée au débarcadère à 8.24 alors que le bateau part à 8.20. Il n’y a pas non plus sur ce tronçon de liaison organisée avec la gare SNCF pour les départs sur Genève.

Pour la ligne J qui part de Milly, le premier départ est à 8.27, arrivée à la gare à 8.37, en décalage là aussi négatif par rapport au Ter qui part sur Genève à 8.06 ou 8.34.

Il est donc indispensable pour favoriser les transports en commun de mettre en place  une interconnexion entre les différents modes de transport.

Ce qui nous préoccupe particulièrement, c’est l’arrivée du CEVA et les problèmes de stationnement induits par l’augmentation des flux. Le projet de rénovation de l’usine de la gare qui ne tient pas compte de ce défi sera revu si nous sommes élus.

En conclusion, on voit bien que ces problèmes de déplacement ne peuvent pas être résolus séparément par les  seules communes du bord du lac. C’est un problème de territoire. Evian ne peut pas assumer toute seule les conséquences de ces flux importants de circulation et de stationnement de véhicules. Il est impératif de travailler ensemble dans le cadre de l’intercommunalité et plus tard dans le cadre de la future Communauté d’agglomération pour mutualiser les moyens pour les gros investissements à réaliser et travailler ensemble à une vraie inter-modalité des transports dans le Chablais.

Le territoire doit aussi se tourner vers la Suisse afin qu’elle participe financièrement à ces investissement comme cela se fait dans le cadre du Grand Genève pour résoudre le problème du stationnement à Chens. Enfin la CGN doit être présente au cours de toutes ces négociations pour assurer cette inter-modalité des transports.

La Communauté de Communes de Pays d’Evian a demandé une étude pour la réalisation d’un port avec parking attenant afin d’assurer une éventuelle ligne lacustre Lugrin – Clarens. Dans ce cadre pourquoi ne pas envisager un parking de délestage sur les Hauts d’Evian avec des navettes de bus suffisamment nombreuses et rapides au moment du départ et du retour des frontaliers ?

Concernant la commune d’Evian, notre liste a prévu la construction d’un parking côté ouest pour desservir le parc Dollfus rénové, le centre d’interprétation du léman et l’aquarium dont nous voulons équiper le parc, qui pourra délester aussi le centre ville des voitures. Des navettes rapides pourront assure la desserte du parc au débarcadère si nécessaire.

Mais tout cela ne doit pas nous faire oublier non plus l’amélioration de la route départementale en direction du Valais. Les Suisses ont actés la route des Evouettes jusqu’à Saint-Gingolph (360 Millions de FS). A nous d’être à la hauteur de ce défi du côté français, mais en sécurisant avant toute chose le passage de Meillerie. Le Département a pris conscience des enjeux en termes d’ouvrage et de coût. Ce sera l’un des prochains gros chantiers du Conseil Général.

En attendant, la ligne de bus sur Saint-Gingolph devra nécessairement être connectée au départ des trains valaisans.

Une étude complémentaire sur la faisabilité de la réalisation des ouvrages d’art nécessaires à la réouverture de la ligne du Tonkin vient d’être lancée. Il sera ensuite  temps de prendre une décision pour le bouclage du Léman par le rail.

Quant au périscolaire que vous évoquez, nous avions discuté de l’amplitude des horaires de la crèche et la municipalité en place nous avait indiqué qu’il n’y avait pas de demande particulière.  Par contre, la liste des assistantes maternelles disponible est difficile à trouver. Elle devrait figurer avec sa mise à jour régulière sur le site de la Ville. Sur Evian, l’accueil des enfants scolarisés  dans le cadre du périscolaire sera assuré dès 7 H 30 jusqu’à 18 h 30.

Date de dernière mise à jour : samedi, 15 Mars 2014